Nicolas Sarkozy est le Président élu de la Republique française , en principe jusqu'en mai 2012
A ce titre son histoire est aussi celle de la France et notamment celle de la V° Republique
C'est aussi, pour diverses raisons, un phénomène politique particulier .
C'est surtout sous cet angle qu'il est décrit dans la présente page...et dans nombre de medias
Voir SARKOZY: 2007-20??>
Affichage des articles dont le libellé est politique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est politique. Afficher tous les articles
mercredi 18 juin 2008
lundi 16 avril 2007
PRATIQUE DE LA DEMOCRATIE
La démocratie implique le respect des règles adoptées par la majorité du peuple souverain dans le respect des droits et libertés individuels.Cela est bien.
Mais qu'en est-il des modalités d'application de la démocratie vécue:
- dans l'accès au pouvoir: droit et pratique des elections(proportionnelle, scrutin de listes , un ou deux tours etc...), rôle des "spin doctors" et des medias (le spectacke politique) , origine des fonds, utilisation des moyens d'état pour les candidats officiels
- dans la définition des règles:
- comment se définit l'agenda des questions importantes et/ou urgentes?rôle de la "conjoncture politique", des pressions de l'opinion, du lobbying, l'argent de la publicité utilisé pour la propagande
- critères de la décision: intérêt général?intérêt majoritaire? compromis avec des intérêts particuliers? concessions aux pressions?
- dans l'application des règles:
- les règles appliquées ou non: les moyens d'exécution, l'agenda des urgences, les actions de fonds, la difficulté du recouts judiciaire.
- les actions hors règles : nepotisme et clientélisme, les detournements de fonds publics, la corruption ,les polices parallèles (voir Histoire secrète de la V° republique)
- dans l'adhésion du public: la démocratie ne consiste pas seulement à obtenir les faveurs du prince ou des associations de solidarité. Elle implique la participation active du citoyen à la surveillance et à la gestion des intérêts communs et à la production des biens publics souhaités.
Qui s'y oppose? les délinquants de toutes natures, les déviants (drogues, paresseux, avares, incompétents...). Les dommages créés par les individus libres, à autrui ou à eux-mêmes, sont souvent bien supérieurs à leur contribution personnelle à l'intérêt commun.
Une part importante des moyens de l'ordre et de la solidarité consiste à protéger l'individu contre ses propres erreurs (consommations excessives, comportements à risques, imprévoyance, inertie...)
Mais qu'en est-il des modalités d'application de la démocratie vécue:
- dans l'accès au pouvoir: droit et pratique des elections(proportionnelle, scrutin de listes , un ou deux tours etc...), rôle des "spin doctors" et des medias (le spectacke politique) , origine des fonds, utilisation des moyens d'état pour les candidats officiels
- dans la définition des règles:
- comment se définit l'agenda des questions importantes et/ou urgentes?rôle de la "conjoncture politique", des pressions de l'opinion, du lobbying, l'argent de la publicité utilisé pour la propagande
- critères de la décision: intérêt général?intérêt majoritaire? compromis avec des intérêts particuliers? concessions aux pressions?
- dans l'application des règles:
- les règles appliquées ou non: les moyens d'exécution, l'agenda des urgences, les actions de fonds, la difficulté du recouts judiciaire.
- les actions hors règles : nepotisme et clientélisme, les detournements de fonds publics, la corruption ,les polices parallèles (voir Histoire secrète de la V° republique)
- dans l'adhésion du public: la démocratie ne consiste pas seulement à obtenir les faveurs du prince ou des associations de solidarité. Elle implique la participation active du citoyen à la surveillance et à la gestion des intérêts communs et à la production des biens publics souhaités.
Qui s'y oppose? les délinquants de toutes natures, les déviants (drogues, paresseux, avares, incompétents...). Les dommages créés par les individus libres, à autrui ou à eux-mêmes, sont souvent bien supérieurs à leur contribution personnelle à l'intérêt commun.
Une part importante des moyens de l'ordre et de la solidarité consiste à protéger l'individu contre ses propres erreurs (consommations excessives, comportements à risques, imprévoyance, inertie...)
Libellés :
democratie electronique,
elections,
politique
dimanche 15 avril 2007
Sites politiques sur les présidentielles
L'Actualité en Dessins, Humour
Pertinence & Impertinence
Pertinence & Impertinence
www.WebMatin.fr/Candidats
A VOIR site d'échange et de soutien
Participer, dialoguer, proposer
Participer, dialoguer, proposer
laurentpoujol.typepad.com
Les derniers faits politiques
sont sur le site de Ouest-France !
sont sur le site de Ouest-France !
www.Ouest-France.fr/politique
La dernière ligne droite - Débats &
Informations. Venez participer.
Informations. Venez participer.
www.electionsfrance2007.fr
Libellés :
democratie electronique,
elections,
politique,
president
mardi 27 février 2007
Les sondages: meilleurs ennemis de la politique ?
Un site sur les medias au coeur de la présidentielle
N’est-ce pas une prouesse que de prédire sans trop d’erreur, en interrogeant seulement 900 personnes quelques minutes au téléphone, ce que sera le vote de plusieurs millions d’électeurs? ....
Voir aussi La cyberdémocratie et La guerre des idees
N’est-ce pas une prouesse que de prédire sans trop d’erreur, en interrogeant seulement 900 personnes quelques minutes au téléphone, ce que sera le vote de plusieurs millions d’électeurs? ....
Voir aussi La cyberdémocratie et La guerre des idees
Libellés :
elections,
medias,
politique,
propagande,
sondages
jeudi 22 février 2007
BLOGS ET SITES POLITIQUES
Voir L'information par les blogs
Cyberdémocratie sur Internet
SITES ET BLOGS DE CANDIDATS
GAUCHE
http://www.desirsdavenir.org
Parti socialiste
parti communiste
les verts
Ligue communiste révolutionnaire
Lutte ouvriere
CENTRE
http://www.bayrou.fr/
http://www.udf.org
DROITE
http://www.sarkozy.fr ;
http://www.u-m-p.org
villiers2007.over-blog.com
Front national
SITES ET BLOGS D'ANALYSE POLITIQUE
Observatoire de la presidentielle 2007
Observatoire de la web campagne
Netpolitique
Versac
Cyberdémocratie sur Internet
SITES ET BLOGS DE CANDIDATS
GAUCHE
http://www.desirsdavenir.org
Parti socialiste
parti communiste
les verts
Ligue communiste révolutionnaire
Lutte ouvriere
CENTRE
http://www.bayrou.fr/
http://www.udf.org
DROITE
http://www.sarkozy.fr ;
http://www.u-m-p.org
villiers2007.over-blog.com
Front national
SITES ET BLOGS D'ANALYSE POLITIQUE
Observatoire de la presidentielle 2007
Observatoire de la web campagne
Netpolitique
Versac
QUELQUES LIVRES SUR LA POLITIQUE FRANCAISE
Voir Bibliographie du politique
Bibliographie de la France
FORCES POLITIQUES:
F.Bongrand "Le marketing politicien" Bourin , 264 pages: le showbiz du pouvoir, importé des Etats-Unis. Le syndrome Frankenstein
J.M.Dru "La publicité autrement" Gallimard 239 pages 2006
H.Constant et V.Nouzille "Députés sous influence: le vrai pouvoir des lobbies à l'Assemblée" Fayard 2006, 500 pages: assistants parlementaires "spécialistes des relations institutionnelles",
cabinets de lobbying.Colloques dans les locaux du parlement. Absence de règles sur l'activité des lobbies...
G.Courty "les groupes d'intérêt" La Decouverte Repères 2006 , 122 pages; résumé des travaux sur les groupes d'intérêt: à Washington , Bruxelles, en France
P.Breton" L'incompétence démocratique La Decouverte 2006 , 262 pages. Etat réel des compétences démocratiques: déficit dans la capacité de prise de parole et de formation des opinions. Idée d'une "subsidiarité démocratique" au niveau le plus proche des citoyens, par travail à l'école et sur les lieux d'apprentissage
P.Brechon: "Comportements et attitudes politiques" Presses universitaires de Grenoble , 2006, 186 pages Les éléments de la socialisation, de la famille aux medias. Les formes de participation politique: manifestations, grèves, comportements électoraux
Guy Hermet:"Les populismes dans le monde" Fayard 2001
JF Kahn "Les bullocrates" Fayard 225 pages 2006: la super-elite aveugle et sourde, illégitime et profondément nuisible de grands patrons, politiciens, patrons de presse
C.Deloire et C.Dubois "Sexus Politicus" Albin Michel 2006 Le sexe et la politique
D.de Villepin "Le cri de la gargouille" Albin Michel 2002 "Le marchandage de services et de faveurs qui tissent les relations de cour"
"Gauche et Droite" dossier spécial dans Philosophie Magazine de janvier 2007
René rémond "Les droites aujourd'hui"
L.Parisot et le MEDEF " Besoin d'air" Seuil 2007 152 pages
M.Pebereau et B.Spitz, Institut de l'Entreprise" C'est possible: Lettre ouverte à notre prochain président" Robert Laffont 237 pages
LA SOCIETE FRANCAISE
Serge Paugam: "Repenser la solidarité: l'apport des sciences sociales" PUF
M.Fontanet, N.Grivet, V.Saintoyant "Le modèle social français" Odile Jacob 2007
LA RUPTURE DU LIEN SOCIAL
A.Honneth" La société du mépris; vers une nouvelle théorie critique La Decouverte 2006 , 350 pages Les injustices sociales sont repérées par la philosophie sociale mais il manque la lutte pour la reconnaissance. Il faut une pluridisciplinarité capable d'exposer des rationalités diverses.
S.Beaud, J.Confavreux, J.Lingaard "La France invisible" La Decouverte 2006, 644pages. Ceux qui ne cherchent plus de travail, de logement, de papiers, les vieux pauvres, les surendettés, les stagiaires,
Ils n'intéressent pas les medias, les politiques, les citoyens parce qu'ils n'entrenet dans aucune catégorie administrative bien définie
SOCIETE MULTICULTURELLE
D.Fassin et E.Fassis " De la question sociale à la question raciale? représenter la société française" la Decouverte 2006 , 262 pages
Si la notion de race est depuis longtemps abandonnée par biologistes et anthropologues, le racisme n'en persiste pas moins. La discrimation devient un enjeu politique
S.Sellam: "La France et ses musulmans: un siècle de politique musulmane 1895-2005" Fayard 2006 , 392 pages. Présence dans le Sud ouest de morisques expulsés d'Espagne, Abd el Kader en France, l'islamologie française et les intellectuels musulmans modernistes, les débuts de l'immigartion ouvrière. Le contrôle de l'Islam de 1830 à 1947 (refus d'application de la Loi de 1905 . La politique actuelle envers les citoyens musulmans, entre tutele et laïcité.
L'INDIVIDU:
Olivier Rey :"Une folle solitude: le fantasme de l'homme auto-construit" Seuil 2006, 330 pages
Histoire de l'émancipation de l'individu:développement scientifique et technique, idéal démocratique. L'individu hypermoderne condamné à s'inventer à partir de ses propres forces. De là des solitudes réelles et des conduites mortifères
Z.Bauman: "La vie liquide" Le Rouregue/Chambon 2006, 202 pages: l'état de liquéfaction qui menace notre existence et notre société.crainte permanente de laisser échaper une nouveauté, peur de l'obsolescence, obsession de lier et délier au gré des circonstances, peur de nouer des attaches trop fortes...Triomphe du consumérisme "discontinuité, desengagement, oubli, vitesse, déchet". les célébrités remplacent les martyrs ou les héros, l'intelligence efface la culture, le désir instantané remplace l'amour
PERSONNAGES POLITIQUES
Pierre Pean" L'inconnu de l'Elysée" Fayard 2007
Jean Montaldo" Chirac et les quarante menteurs" Albin Michel 2007: Les "affaires"
Renaud Revel "L'égérie L'énigme Claude Chirac" J-C Lattès 2007
"Nicolas Sarkozy, la fringale du pouvoir" W.Emmanuel, Flammarion, 412 pages
"Un pouvoir nommé désir" Catherine Nay Grasset 476 pages
"Le Trombinoscope " guide du monde professionnel et politique (http://www.trombinoscope.com)
BILANS ET PERSPECTIVES DE LA FRANCE
Le déclin et les déclinistes
Nicolas Baverez "Vieux pays, siècle jeune - La France et le monde, 2001-2005 " Perrin 2006
Alain Finkelkraut: "Qu'est ce que la France" : "Nous sommes à la croisée des chemins. La tâche qui nous incombe n'est pas de décliener ce que nous sommes mais, quand il est encore temps, de le choisr en toute connaissance de cause"
Patrick Artus et M.P.Virard: "Comment nous avons ruiné nos enfants" La Decouverte 2006 , 166 pages La France a fait le choix d'un système favorisant les retraités par rapport aux actifs. Moindre investissement dans l'avenir dans l'université et la recherche. En tentant de relancer la croissance par la consommation , les politiques ont stimulé les importations sans adapter l'offre industrielle. Remise en cause des choix d'une génération s'annonce douloureuse.
D.Thesmar et A.Landier" "Le grand méchant marché. Décryptage d'un fantasme français" Flammarion
Elections France
Bibliographie de la France
FORCES POLITIQUES:
F.Bongrand "Le marketing politicien" Bourin , 264 pages: le showbiz du pouvoir, importé des Etats-Unis. Le syndrome Frankenstein
J.M.Dru "La publicité autrement" Gallimard 239 pages 2006
H.Constant et V.Nouzille "Députés sous influence: le vrai pouvoir des lobbies à l'Assemblée" Fayard 2006, 500 pages: assistants parlementaires "spécialistes des relations institutionnelles",
cabinets de lobbying.Colloques dans les locaux du parlement. Absence de règles sur l'activité des lobbies...
G.Courty "les groupes d'intérêt" La Decouverte Repères 2006 , 122 pages; résumé des travaux sur les groupes d'intérêt: à Washington , Bruxelles, en France
P.Breton" L'incompétence démocratique La Decouverte 2006 , 262 pages. Etat réel des compétences démocratiques: déficit dans la capacité de prise de parole et de formation des opinions. Idée d'une "subsidiarité démocratique" au niveau le plus proche des citoyens, par travail à l'école et sur les lieux d'apprentissage
P.Brechon: "Comportements et attitudes politiques" Presses universitaires de Grenoble , 2006, 186 pages Les éléments de la socialisation, de la famille aux medias. Les formes de participation politique: manifestations, grèves, comportements électoraux
Guy Hermet:"Les populismes dans le monde" Fayard 2001
JF Kahn "Les bullocrates" Fayard 225 pages 2006: la super-elite aveugle et sourde, illégitime et profondément nuisible de grands patrons, politiciens, patrons de presse
C.Deloire et C.Dubois "Sexus Politicus" Albin Michel 2006 Le sexe et la politique
D.de Villepin "Le cri de la gargouille" Albin Michel 2002 "Le marchandage de services et de faveurs qui tissent les relations de cour"
"Gauche et Droite" dossier spécial dans Philosophie Magazine de janvier 2007
René rémond "Les droites aujourd'hui"
L.Parisot et le MEDEF " Besoin d'air" Seuil 2007 152 pages
M.Pebereau et B.Spitz, Institut de l'Entreprise" C'est possible: Lettre ouverte à notre prochain président" Robert Laffont 237 pages
LA SOCIETE FRANCAISE
Serge Paugam: "Repenser la solidarité: l'apport des sciences sociales" PUF
M.Fontanet, N.Grivet, V.Saintoyant "Le modèle social français" Odile Jacob 2007
LA RUPTURE DU LIEN SOCIAL
A.Honneth" La société du mépris; vers une nouvelle théorie critique La Decouverte 2006 , 350 pages Les injustices sociales sont repérées par la philosophie sociale mais il manque la lutte pour la reconnaissance. Il faut une pluridisciplinarité capable d'exposer des rationalités diverses.
S.Beaud, J.Confavreux, J.Lingaard "La France invisible" La Decouverte 2006, 644pages. Ceux qui ne cherchent plus de travail, de logement, de papiers, les vieux pauvres, les surendettés, les stagiaires,
Ils n'intéressent pas les medias, les politiques, les citoyens parce qu'ils n'entrenet dans aucune catégorie administrative bien définie
SOCIETE MULTICULTURELLE
D.Fassin et E.Fassis " De la question sociale à la question raciale? représenter la société française" la Decouverte 2006 , 262 pages
Si la notion de race est depuis longtemps abandonnée par biologistes et anthropologues, le racisme n'en persiste pas moins. La discrimation devient un enjeu politique
S.Sellam: "La France et ses musulmans: un siècle de politique musulmane 1895-2005" Fayard 2006 , 392 pages. Présence dans le Sud ouest de morisques expulsés d'Espagne, Abd el Kader en France, l'islamologie française et les intellectuels musulmans modernistes, les débuts de l'immigartion ouvrière. Le contrôle de l'Islam de 1830 à 1947 (refus d'application de la Loi de 1905 . La politique actuelle envers les citoyens musulmans, entre tutele et laïcité.
L'INDIVIDU:
Olivier Rey :"Une folle solitude: le fantasme de l'homme auto-construit" Seuil 2006, 330 pages
Histoire de l'émancipation de l'individu:développement scientifique et technique, idéal démocratique. L'individu hypermoderne condamné à s'inventer à partir de ses propres forces. De là des solitudes réelles et des conduites mortifères
Z.Bauman: "La vie liquide" Le Rouregue/Chambon 2006, 202 pages: l'état de liquéfaction qui menace notre existence et notre société.crainte permanente de laisser échaper une nouveauté, peur de l'obsolescence, obsession de lier et délier au gré des circonstances, peur de nouer des attaches trop fortes...Triomphe du consumérisme "discontinuité, desengagement, oubli, vitesse, déchet". les célébrités remplacent les martyrs ou les héros, l'intelligence efface la culture, le désir instantané remplace l'amour
PERSONNAGES POLITIQUES
Pierre Pean" L'inconnu de l'Elysée" Fayard 2007
Jean Montaldo" Chirac et les quarante menteurs" Albin Michel 2007: Les "affaires"
Renaud Revel "L'égérie L'énigme Claude Chirac" J-C Lattès 2007
"Nicolas Sarkozy, la fringale du pouvoir" W.Emmanuel, Flammarion, 412 pages
"Un pouvoir nommé désir" Catherine Nay Grasset 476 pages
"Le Trombinoscope " guide du monde professionnel et politique (http://www.trombinoscope.com)
BILANS ET PERSPECTIVES DE LA FRANCE
Le déclin et les déclinistes
Nicolas Baverez "Vieux pays, siècle jeune - La France et le monde, 2001-2005 " Perrin 2006
Alain Finkelkraut: "Qu'est ce que la France" : "Nous sommes à la croisée des chemins. La tâche qui nous incombe n'est pas de décliener ce que nous sommes mais, quand il est encore temps, de le choisr en toute connaissance de cause"
Patrick Artus et M.P.Virard: "Comment nous avons ruiné nos enfants" La Decouverte 2006 , 166 pages La France a fait le choix d'un système favorisant les retraités par rapport aux actifs. Moindre investissement dans l'avenir dans l'université et la recherche. En tentant de relancer la croissance par la consommation , les politiques ont stimulé les importations sans adapter l'offre industrielle. Remise en cause des choix d'une génération s'annonce douloureuse.
D.Thesmar et A.Landier" "Le grand méchant marché. Décryptage d'un fantasme français" Flammarion
Elections France
LES INTELLECTUELS DANS LES ELECTIONS FRANCAISES
Un évènement médiatisé des dernières semaines: le ralliement à Sarkozy de certains intellectuels de gauche
HISTOIRE
L'intellectuel a toujours eu un rôle important dans la vie de la société , surtout d'ailleurs dans la société de cour, voire dans l'entourage immédiat du Prince.
Ce n'est pas une exclusivité française : philosophes et universitaires ont eu, au début du XIX° siècle un grand rôle dans la formation du romantisme national allemand face à l'occupant napoléonien. L'Espagne a beaucoup médité sur la crise de 1898 et sur la difficulté de l'union républicaine, l'Angleterre sur la fin de sa domination mondiale etc...L'Union soviétique a eu ses penseurs officiels et ses dissidents (Sakharov, Soljenitsyne). Les Etats-Unis ont navigué entre l'héritage démocrate de Roosevelt et le réalisme républicain de Kissinger...ou GW.Bush. La plupart des gouvernants se sont méfiés du peuple et ont cherché à l'encadrer par les idées.
On date traditionnellement l'origine des intellectuels de l'Afffaire Dreyfus , avec le "J'accuse" de Emile Zola. Mais c'est négliger, en amont les philosophes positivistes et les Saint-Simoniens, le Siècle des Lumières, les pensées du Grand Siècle autour de la monarchie absolue, les humanistes et réformateurs religieux du XVI° siècle, les clercs fondateurs de multinationales religieuses (bénédictins) ou pourfendeurs d'hérésies (Dominicains, jesuites) et en tant que tels, conseillers du monarque (Saint Eloi, les grands cardinaux de l'absolutisme puis les prêtres défroqués comme Sieyès ou Talleyrand) ...
Plus près de nous le débat pacifiste (Romain Rolland, Dorgelès) ou nationaliste (Péguy, Maurras, Barrès) autour de la guerre de 1914 puis de l'entre-deux guerres. La II° Guerre Mondiale verse nombre d'écrivains dans la Collaboration, d'autres dans la Resistance, éventuellement accompagnée d'une adhésion au communisme bolchevique.L'après guerre s'anime sur le débat du communisme et des libertés (Sartre contre Camus et contre les "hussards"), prolongé par la décolonisation et surtout la Guerre d'Algérie. Des intellectuels passent de la sensibilité de gauche à la droite nationale (Malraux)
Tout comme les hommes politiques, les intellectuels proviennent de diverses sources en couches successives: guerriers, magistrats, financiers, universitaires. A partir du XIX° siècle les grandes écoles, Polytechnique, la Rue d'Ulm en produisent énormément.D'autres catégories sociales montent occasionnellement sur le haut de la scène: avocats et médecins (souvent francs-maçons) de la III° republique, officiers de marine sous Vichy. Les grands militaires à quatre ou cinq étoiles (Leclerc, de Lattre, Giraud, d'Argenlieu, d'autres encore) s'effacent devant de Gaulle ou sont effacés par lui après la II° Guerre Mondiale, puis à l'occasion de la guerre d'Algérie (le quarteron de généraux félons...)
AUJOURD'HUI
Le temps des enarques, intellectuels au moins par la durée des études, est venu, après 1958, quand la quasi-disparition du régime des partis a éliminé les politiciens professionnels au profit des ministres techniciens . Ils sont apparus en politique après le départ de de Gaulle; avec Valery Giscard d'Estaing et Jacques Chirac, Jean Deniau . Plus tard autour de Mitterrand , une vague d'enarques post-quarante huitards apparait soit aux postes de gouvernements : Rocard, Jospin, Chevènement, Aubry, Guigou, Royal, soit dans les cabinets ministériels.
Ce ne sont pas forcément des intellectuels, puisqu'ils exercent un pouvoir à partir d'une compétence technique ou d'un rôle d'apparatchik. Mais leur nombre s'est accru, notamment du fait de l'alternance en cohabitation, de 1981 à 2002, qui obligeait à entretenir deux équipes de gouvernants potentiels.Parmi les enarques non-gouvernants (pour le moment?) , on compte quelques intellectuels en petit nombre et d'impact assez modeste.
Dans les trente dernières années (les Trente Piteuses après les Trente Glorieuses) la famille des intellectuels s'est bien élargie et pas seulement de quelques dizaines d'enarques très apparents.
Avec la hausse du niveau d'éducation, le nombre de diplômés d'enseignement supérieur - donc d'intellectuels potentiels- a prodigieusement augmenté, notamment dans les sciences humaines et sociales sans grands débouchés . A défaut d'une occupation professionnelle, des masses d'historiens, psychologues, sociologues, philosophes, politologues etc..s'engagent dans le militantisme en compensation de leurs petits boulots.Des formations nouvelles (agrégés de gestion, agrégés de sciences sociales...) apportent aujourd'hui des éclairages différents
Les romanciers ont une pratique ancienne de l'intervention politique. Plus nouveau, avec la société de divertissement, les artistes s'engagent en politique et avec eux, les intermittents du spectacle, lanceurs d'albums, chanteurs de music-hall, candidats à la Star academy, rappeurs, taggeurs. Disposant d'une notoriété acquise selon d'autres méthodes: leurs capacités artistiques bien sûr, mais aussi les artifices du show business, ils servent de caution politique aux puissants avec qui ils sont photographiés.
Même schéma pour les grands sportifs (surtout pour les sports à grand spectacle ou ceux qui récoltent des médailles olympiques) récupérés pour la bonne cause: petites pièces jaunes, soutien à diverses minorités, amitiés du Prince...
Cette intrusion élargie de la société civile dans le champ politique est conforme à l'idée même d'une démocratie...participative, au moins autant que ce l'était au temps de la simple démocratie représentative (depuis la III° république) et au cours de la lutte contre les absolutismes.Les débats radio-diffusés ou télévisés font appel à des publics de commentateurs non-professionnels. Le web et surtout les blogs, les communautés en ligne renforcent une mediatisation déjà bien avancée. Les intellectuels n'ont plus le monopole pas plus que les anciens orateurs des réunions publiques.
C'est aussi le signe de la diversification des questions politiques où le pouvoir est légitimement interpellé sur des questions gestionnaires non négligeables, au-delà de la sphère régalienne : démographie, immigration, santé publique, pauvreté, logement, écologie ...ceci jusitifie largement la montée des intellectuels experts de quelque chose mais aussi des vulgarisateurs (quelques granfds journaliste de persse écrite ou parlée ). Mais le journaliste lui-même se veut une star voire un guide spirituel. Qui n' a pas été agacé dans ces interviews d'experts qualifiés et ces colloques où on a droit à deux minutes d'expert pour vingt-huit minutes de journaliste...simplement bavard.
D'une manière générale, les "intellectuels" ont contribué à formuler les concepts essentiels de la vie politique et sociale. Ils l'ont fait contre (notamment XVIII° siècle) et, le plus souvent avec, les détenteurs du pouvoir : monarques (Louis XIV, Bonaparte, Napoleon III) et grands ministres (Sully, Richelieu, Mazarin, Colbert, Turgot...). Leur rôle dans la création des idées et valeurs n'est pas négligeable ; leur "rentatibilité" effective, du moins au point de vue des gouvernants.
Ont-ils été de droite -ordre, tradition, responsabilité individuelle- ou plus souvent de gauche -égalité, fraternité, progrès-, ce qui est plus facile quand on n'a aucun pouvoir ?
Les passages de la gauche vers la droite ont été nombreux dans l'histoire intellectuelle comme dans l'histoire politique (et peut-être aussi dans la vie humaine: le révolutionnaire de vingt ans fabrique un honorable conservateur retraité) . On a semble-t-il, un nouvel exemple de ce glissement autour des elections de 2007.
La presse fait grand cas du ralliement à Sarkozy d'un certain nombre de "nouveaux philosophes" .
Evènement reél, imaginaire? probablement relatif comme bien des choses. Important, futile ? probablement relatif aussi comme tout ce qui relève de la communication.
S'il n'était, lui aussi victime d'un désir de notoriété, l'intellectuel devrait s'en tenir à son vrai rôle. Celui que Malraux exprime par la bouche du Commandante Garcia (un... ethnologue, combattant pour la republique espagnole) "Le rôle d'un intellectuel n'est pas d'approuver mais de décrire et comprendre"
Ce n'est sans doute qu'un beau rêve de romancier
Voir TABLE DE LA FRANCE
TABLE DES IDEES
Guerre des idees
HISTOIRE
L'intellectuel a toujours eu un rôle important dans la vie de la société , surtout d'ailleurs dans la société de cour, voire dans l'entourage immédiat du Prince.
Ce n'est pas une exclusivité française : philosophes et universitaires ont eu, au début du XIX° siècle un grand rôle dans la formation du romantisme national allemand face à l'occupant napoléonien. L'Espagne a beaucoup médité sur la crise de 1898 et sur la difficulté de l'union républicaine, l'Angleterre sur la fin de sa domination mondiale etc...L'Union soviétique a eu ses penseurs officiels et ses dissidents (Sakharov, Soljenitsyne). Les Etats-Unis ont navigué entre l'héritage démocrate de Roosevelt et le réalisme républicain de Kissinger...ou GW.Bush. La plupart des gouvernants se sont méfiés du peuple et ont cherché à l'encadrer par les idées.
On date traditionnellement l'origine des intellectuels de l'Afffaire Dreyfus , avec le "J'accuse" de Emile Zola. Mais c'est négliger, en amont les philosophes positivistes et les Saint-Simoniens, le Siècle des Lumières, les pensées du Grand Siècle autour de la monarchie absolue, les humanistes et réformateurs religieux du XVI° siècle, les clercs fondateurs de multinationales religieuses (bénédictins) ou pourfendeurs d'hérésies (Dominicains, jesuites) et en tant que tels, conseillers du monarque (Saint Eloi, les grands cardinaux de l'absolutisme puis les prêtres défroqués comme Sieyès ou Talleyrand) ...
Plus près de nous le débat pacifiste (Romain Rolland, Dorgelès) ou nationaliste (Péguy, Maurras, Barrès) autour de la guerre de 1914 puis de l'entre-deux guerres. La II° Guerre Mondiale verse nombre d'écrivains dans la Collaboration, d'autres dans la Resistance, éventuellement accompagnée d'une adhésion au communisme bolchevique.L'après guerre s'anime sur le débat du communisme et des libertés (Sartre contre Camus et contre les "hussards"), prolongé par la décolonisation et surtout la Guerre d'Algérie. Des intellectuels passent de la sensibilité de gauche à la droite nationale (Malraux)
Tout comme les hommes politiques, les intellectuels proviennent de diverses sources en couches successives: guerriers, magistrats, financiers, universitaires. A partir du XIX° siècle les grandes écoles, Polytechnique, la Rue d'Ulm en produisent énormément.D'autres catégories sociales montent occasionnellement sur le haut de la scène: avocats et médecins (souvent francs-maçons) de la III° republique, officiers de marine sous Vichy. Les grands militaires à quatre ou cinq étoiles (Leclerc, de Lattre, Giraud, d'Argenlieu, d'autres encore) s'effacent devant de Gaulle ou sont effacés par lui après la II° Guerre Mondiale, puis à l'occasion de la guerre d'Algérie (le quarteron de généraux félons...)
AUJOURD'HUI
Le temps des enarques, intellectuels au moins par la durée des études, est venu, après 1958, quand la quasi-disparition du régime des partis a éliminé les politiciens professionnels au profit des ministres techniciens . Ils sont apparus en politique après le départ de de Gaulle; avec Valery Giscard d'Estaing et Jacques Chirac, Jean Deniau . Plus tard autour de Mitterrand , une vague d'enarques post-quarante huitards apparait soit aux postes de gouvernements : Rocard, Jospin, Chevènement, Aubry, Guigou, Royal, soit dans les cabinets ministériels.
Ce ne sont pas forcément des intellectuels, puisqu'ils exercent un pouvoir à partir d'une compétence technique ou d'un rôle d'apparatchik. Mais leur nombre s'est accru, notamment du fait de l'alternance en cohabitation, de 1981 à 2002, qui obligeait à entretenir deux équipes de gouvernants potentiels.Parmi les enarques non-gouvernants (pour le moment?) , on compte quelques intellectuels en petit nombre et d'impact assez modeste.
Dans les trente dernières années (les Trente Piteuses après les Trente Glorieuses) la famille des intellectuels s'est bien élargie et pas seulement de quelques dizaines d'enarques très apparents.
Avec la hausse du niveau d'éducation, le nombre de diplômés d'enseignement supérieur - donc d'intellectuels potentiels- a prodigieusement augmenté, notamment dans les sciences humaines et sociales sans grands débouchés . A défaut d'une occupation professionnelle, des masses d'historiens, psychologues, sociologues, philosophes, politologues etc..s'engagent dans le militantisme en compensation de leurs petits boulots.Des formations nouvelles (agrégés de gestion, agrégés de sciences sociales...) apportent aujourd'hui des éclairages différents
Les romanciers ont une pratique ancienne de l'intervention politique. Plus nouveau, avec la société de divertissement, les artistes s'engagent en politique et avec eux, les intermittents du spectacle, lanceurs d'albums, chanteurs de music-hall, candidats à la Star academy, rappeurs, taggeurs. Disposant d'une notoriété acquise selon d'autres méthodes: leurs capacités artistiques bien sûr, mais aussi les artifices du show business, ils servent de caution politique aux puissants avec qui ils sont photographiés.
Même schéma pour les grands sportifs (surtout pour les sports à grand spectacle ou ceux qui récoltent des médailles olympiques) récupérés pour la bonne cause: petites pièces jaunes, soutien à diverses minorités, amitiés du Prince...
Cette intrusion élargie de la société civile dans le champ politique est conforme à l'idée même d'une démocratie...participative, au moins autant que ce l'était au temps de la simple démocratie représentative (depuis la III° république) et au cours de la lutte contre les absolutismes.Les débats radio-diffusés ou télévisés font appel à des publics de commentateurs non-professionnels. Le web et surtout les blogs, les communautés en ligne renforcent une mediatisation déjà bien avancée. Les intellectuels n'ont plus le monopole pas plus que les anciens orateurs des réunions publiques.
C'est aussi le signe de la diversification des questions politiques où le pouvoir est légitimement interpellé sur des questions gestionnaires non négligeables, au-delà de la sphère régalienne : démographie, immigration, santé publique, pauvreté, logement, écologie ...ceci jusitifie largement la montée des intellectuels experts de quelque chose mais aussi des vulgarisateurs (quelques granfds journaliste de persse écrite ou parlée ). Mais le journaliste lui-même se veut une star voire un guide spirituel. Qui n' a pas été agacé dans ces interviews d'experts qualifiés et ces colloques où on a droit à deux minutes d'expert pour vingt-huit minutes de journaliste...simplement bavard.
D'une manière générale, les "intellectuels" ont contribué à formuler les concepts essentiels de la vie politique et sociale. Ils l'ont fait contre (notamment XVIII° siècle) et, le plus souvent avec, les détenteurs du pouvoir : monarques (Louis XIV, Bonaparte, Napoleon III) et grands ministres (Sully, Richelieu, Mazarin, Colbert, Turgot...). Leur rôle dans la création des idées et valeurs n'est pas négligeable ; leur "rentatibilité" effective, du moins au point de vue des gouvernants.
Ont-ils été de droite -ordre, tradition, responsabilité individuelle- ou plus souvent de gauche -égalité, fraternité, progrès-, ce qui est plus facile quand on n'a aucun pouvoir ?
Les passages de la gauche vers la droite ont été nombreux dans l'histoire intellectuelle comme dans l'histoire politique (et peut-être aussi dans la vie humaine: le révolutionnaire de vingt ans fabrique un honorable conservateur retraité) . On a semble-t-il, un nouvel exemple de ce glissement autour des elections de 2007.
La presse fait grand cas du ralliement à Sarkozy d'un certain nombre de "nouveaux philosophes" .
Evènement reél, imaginaire? probablement relatif comme bien des choses. Important, futile ? probablement relatif aussi comme tout ce qui relève de la communication.
S'il n'était, lui aussi victime d'un désir de notoriété, l'intellectuel devrait s'en tenir à son vrai rôle. Celui que Malraux exprime par la bouche du Commandante Garcia (un... ethnologue, combattant pour la republique espagnole) "Le rôle d'un intellectuel n'est pas d'approuver mais de décrire et comprendre"
Ce n'est sans doute qu'un beau rêve de romancier
Voir TABLE DE LA FRANCE
TABLE DES IDEES
Guerre des idees
Inscription à :
Articles (Atom)